Peintures,  Textes

Resonance

Été 2017, je fais cette peinture.

La veille, j’avais rencontré un monsieur qui m’avait vue peindre dans mes carnets en terrasse. Il était peintre. Une figure locale. Nous nous vîmes quelques fois par la suite, toujours en terrasse, au gré des beaux jours.

Et puis, le 2 mai 2018, j’ai eu à écrire les mots ci dessous. Son histoire me fait mal. Il y est question de venir rejoindre la femme que l’on aime. De la mort qui ne prend pas rendez-vous. Du temps si long parfois, si dénué de sens souvent, de l’abîme dans lequel se noie le désespoir quand les raisons de continuer sont invisibles.

Son geste nous a beaucoup remués. Alors je lui rends hommage, encore. Je pleure à chaque fois que je pense à lui, à la perte de l’être aimé et au sens de la vie. Il faut vivre tant qu’il est encore temps, embrasser chaque instant, demain n’existe pas toujours.

Il s’appelait Sylvain. Comme le mien oui. On l’aimait bien, il était paisible et bienveillant. La première fois que je l’ai rencontré, il a demandé à regarder mes dessins et m’a dit : “C’est beau, il y a de la résonance.” Le lendemain j’ai fait cette peinture, et je l’ai appelée ainsi grâce à lui. Il était peintre…il s’est foutu en l’air…je chiale comme une enfant et je suis en colère à la fois…j’ai l’impression que ça n’arrête pas. Repose toi bien, tu ne souffriras plus.

2 Mai 2018 ~ À la mémoire de Sylvain Claude.

Resonance ©PeggyAnnMourot

Acrylique ~ 40×50 ~ (collection privée)

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