Textes

Ann Blake ©PeggyAnnMourot

Peggy Ann Mourot ~ Dessin Peinture Illustration

  • Estampes,  Lithographies,  Peggy Ann Mourot,  Textes

    Lithographie IV ~ Épilogue à L’odeur de la pierre

    Un endroit où l’on peut s’allonger, sentir la brise, suffisamment présente pour dissiper la brûlure du soleil
    et presque trop fraîche à la fois, entendre le bruit lointain de la vallée et aussi le vent dans les cimes, toucher la roche sèche du bout des doigts et la mousse humide tout à côté, le soleil si haut et si près du sommet à la fois,
    la lumière qui filtre à travers nos mains, un de ces endroits secrets qui me transportent.
    Lithographie IV ~ Épilogue à L’odeur de la pierre ©PeggyAnnMourot
    Lithographie IV ~ Épilogue à L’odeur de la pierre ©PeggyAnnMourot
    Lithographies de mes amours…nouvelle lithographie donc.
    Cette année 2022 fût pour moi synonyme de lithographies, de pierres, et de beaucoup d’émotions autour de celles ci.
    J’ai réalisé trois lithographies originales pour les Éditions Azulil, avec en fil rouge mon obsession de toujours pour les textures, la matière, la roche, l’eau, les mousses, le vent…
    Ma rencontre avec la lithographie a changé non seulement ma vie mais également mon regard sur celle ci et sur l’Art.
    Quelque chose comme l’explication de ce et pourquoi j’étais qui j’étais. Beaucoup de lyrisme comme d’habitude.

    Et
    Il y avait une quatrième pierre.

    Qui m’a beaucoup préoccupée, m’a hantée même. Une pierre qui tenait à la fois du bon chemin, du bout du chemin, et d’une pause sur le chemin.

    Un endroit où l’on peut s’allonger, sentir la brise, suffisamment présente pour dissiper la brûlure du soleil et presque trop fraîche à la fois, entendre le bruit lointain de la vallée et aussi le vent dans les cimes, toucher la roche sèche du bout des doigts et la mousse humide tout à côté, le soleil si haut et si près du sommet à la fois, la lumière qui filtre à travers nos mains, un de ces endroits secrets qui me transportent.
    Je ne pouvais pas ne pas aller jusqu’au bout de ce chemin.
    Alors j’ai décidé d’éditer cette pierre, et j’ai demandé à Mathilde Busch – lithographe de l’aventure – de réaliser le tirage.

    La pierre – et le tirage – sont en formats 40×60 cm.
    Le tirage est réalisé sur papier BFK Rives 300g, Limité à 25 exemplaires N° & Signés.
    Il n’est distribué que par moi, et j’ai décidé – à la fois pour vous et pour moi – de proposer un tarif de précommande – plus intéressant forcément, c’est l’idée.
    Le tirage est très beau, j’en suis toute bouleversée.
    Lithographie IV ~ Épilogue à L’odeur de la pierre
    Limitée à 25 ex N°Signés / BFK Rives 300g
    Tirage seul 150€ – Encadré 180€
    [ Cadre Métal Nielsen ]

    Tarif de précommande :
    Tirage seul 75€ ~ Encadré 100€
    Mais on peut tout de même régler en plusieurs fois oui.


    Frais de port offerts pour la France.

    Lithographie IV ~ Épilogue à L’odeur de la pierre ©PeggyAnnMourot
  • Atelier,  Peggy Ann Mourot,  Textes

    Les choses reprennent le sens qu’elles perdent parfois

    Recevoir dans mon atelier une dame qui apprécie et suit mon travail, accompagnée de sa fille et de ses petits enfants à qui elle voulait présenter « Peggy, qui a fait ce dessin qui est chez moi ». Leur montrer mon travail, voir les yeux briller, les questions fuser, la nuit tomber, comme le temps a passé. Les voilà encapuchonnés, il pleut, des « Grand merci Peggy » résonnent dans le couloir.

    Alors les choses reprennent le sens qu’elles perdent parfois, qu’il m’arrive de perdre de vue du moins. Je crois à nouveau, encore, que j’ai raison de poursuivre, que je peux peut-être rendre le monde un peu plus beau, de toute façon je ne vois pas d’autre issue. Calme retrouvé, encre retrouvée.

    Comme souvent, j’ai envie de montagne, de roche, de neige, alors j’essaie de peindre mon envie.

    ©PeggyAnnMourot
  • Peggy Ann Mourot,  Peintures,  Textes

    A Forest

    A Forest et moi sommes allées faire un tour.

    Pas en forêt non, un mur aux textures irrégulières m’a fait signe sur le chemin. Il y avait presque quelque chose de rocheux dans ce bout de façade, comme un signe de la défaite des hommes et de la victoire du minéral, enfin je vois moi ce genre de choses parfois. Je trouvais qu’il répondait étrangement aux percées (Persée ?) de lumières dans ma forêt, laissant peut être apparaître une falaise derrière. Les histoires que je me raconte. Un deux trois nous irons au bois, demain, si le coeur nous en dit.
    A Forest ~ Encre de Chine & Acrylique ~ 40×50
    A Forest ©PeggyAnnMourot
    A Forest ©PeggyAnnMourot
  • Encres de Chine,  Peintures,  Textes,  WIP

    I Think Of Demons I

    Un détail. Un dimanche de pré-printemps, le froid qui me pique les doigts et le soleil qui aveugle mes yeux pourtant. Mon amour pour toi qui me dévore et tes yeux aussi. Roky Erickson qui m’accompagne, nous parlons aux démons. Mes doigts tachés, ta peau, mes larmes et mes rires. Je t’aime tellement.

    I Think Of Demons ~ Acrylique & Encre de Chine

    I Think Of Demons ©PeggyAnnmourot
    I, I, I think of demons
    They never kill
    I, I, I think of demons
    They never will
    They don’t need to
    They’ll scare it’s true
    I think of demons for you
  • Peggy Ann Mourot,  Peintures,  Textes,  WIP

    Justify

    Je n’ai à me justifier auprès de personne de qui je suis, ce que je peins, ce que je lis, ce que j’écoute.
    L’Art est pour moi un espace de liberté totale où l’on peut susciter toutes les émotions possibles y compris la colère, le désespoir, et bien d’autres réjouissances. L’humain est parfois vil, bien plus souvent qu’à son tour et qu’il ne le croit lui même, et la vie me semble souvent être un combat de titans contre nos propres démons. L’Art peut de fait en être le reflet. La beauté n’est rien sans la présence du gouffre. Alors…tout ce qui ressemble à une pensée unique, à une pureté idéologique quelconque, me fera toujours fuir. Pour moi tout est lié, ce que j’écoute ce que je lis ce que j’aime qui je suis ce qui coule dans mes veines se retrouve dans mes dessins. Et rien n’est dissociable. Toute perception ou interprétation autre serait une erreur.
    Et un détail, parce que comme dans la vie (oui ma phrase se termine bien ainsi).

    ©PeggyAnnMourot
  • Atelier,  La vie à côté,  Peggy Ann Mourot,  Peintures,  Photographies,  Textes

    Le ciel était gris comme mes yeux et le monde s’est reflété dans mon Enfer.

    Le ciel au dessus de mon atelier se reflétant dans Inferno

  • La vie à côté,  Music,  Peggy Ann Mourot,  Photographies,  Publications,  Textes,  Videos

    Archives. The Early Years.

    I/III
    1990. J’ai 17 ans.

    J’écris dans des carnets, ma tête et mon sang bouillonnent, je n’arrive pas à canaliser tout ça, je me demande ce que je vais faire de ma vie, j’essaie de survivre à celle ci, je n’aime pas tellement les gens, je m’ennuie très souvent, et il y a aussi des choses lumineuses. J’ai rencontré l’année précédente un garçon avec lequel je ferai un bout de chemin et un peu le début de ma vie. The Early Years comme je les appelle. Il avait un sacré caractère, moi aussi, nous passâmes quelques années tumultueuses mais pas tout le temps. Cela restera pour toujours mon premier amoureux. Bref. C’est long comme histoire mais tout ça pour dire qu’un beau jour de 1990 j’ai chanté pour la première fois des mots que j’avais écrits. Et puis d’autres. Et puis bref on a enregistré des morceaux. C’était la merveilleuse époque où on envoyait des cassettes aux labels après avoir fait des pochettes à la main à la photocopieuse et au letraset sans oublier de lécher les timbres. Le siècle dernier quoi. On prenait des photos on faisait des montages c’était bien. Bref. Pour illustrer tout ça, une photo de l’époque donc, et le son de ma voix qui va avec.
    Photography : Pale Lights, Perpignan, France, April 1991.
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
    II/III
    1991. J’ai 18 ans.

    Nous montons à Paris. Les disquaires, les librairies, les concerts, les cimetières et bien sûr Notre-Dame. Nous sommes fascinés par la pierre les statues les gargouilles. Nous sommes certes un peu prévisibles, mais sincères. Au détour de la cathédrale, un coupe de touristes japonais nous observe en souriant. Ils finissent par venir nous demander si cela nous dérange d’être pris en photo. La dame me montre ma toque, visiblement nous les intriguons. Nous nous prêtons au jeu et la dame agrippera mon bras pour une dernière photo avec elle. Puis je noterai mon adresse dans son petit carnet. Quelques semaines plus tard, ô joie, nous recevrons effectivement une très jolie enveloppe du pays du soleil levant avec des photos protégées par un délicat papier à lettre, le tout emballé dans du papier de soie avec une jolie légende. J’ai bien évidemment conservé tout ça précieusement, les trésors de la vie.
    Et puis il y aura une chanson sur Notre-Dame de Paris. La seule en français. Marc composera plusieurs morceaux sur Notre-Dame. Nous étions fascinés par une vieille dame qui jouait régulièrement de l’orgue de Barbarie dans les rues de Montpellier, ceci expliquant cela aussi. Le siècle dernier donc.
    *j’ai dissimulé la dame et Marc par égard*
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
    III/III
    On ne peut pas toujours trouver les mots pour tout, on ne peut pas gagner à chaque fois.
    Alors j’ai mis quelques morceaux sur une playlist, sorti quelques photos, et je vais refermer la boîte jusqu’à la prochaine fois. Pour ceux qui en voudraient un peu plus et bien vous me direz.
    LAND
    Voice, Programming, Keyboards, Bass, Tape ~ Marc Piskic
    Voice, Keyboards ~ Peggy Ann Mourot
    Acoustic Guitar, Electric Guitar, Keyboards ~ Olivier Albarracin
    Photography : Me by Marc, France, April 1992.
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
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  • Atelier,  La vie à côté,  Peggy Ann Mourot,  Textes

    Atelier Renan ~ 21 Juin 2018 / 21 Juin 2020

    20 Juin 2018. Je rentre dans cet atelier qui sera le mien deux années durant. Il fait un soleil de plomb et j’arrive dans cette ville qui est nouvelle aussi pour moi. Enfin nouvelle pour y vivre, avant j’ai fait des aller retours dans des trains qui n’arrivaient jamais mais c’est une autre histoire.

    Je vais rendre les clefs de cet atelier le 22 juin prochain. Deux ans pile jour pour jour ou presque. Le 21 juin, aura donc été la première nuit puis la dernière en ces murs. Je ne l’ai pas fait exprès, mais cela me fait sourire néanmoins.

    Comme un air de solstice.

  • Atelier,  Encres de Chine,  Mes dessins chez les autres,  Textes

    Sex Bone chez Zélie

    Je connais Zélie depuis très longtemps. Je connais son père depuis aussi longtemps, sans doute plus. Je ne sais plus, c’est loin. En novembre 2016, j’ai fait quelques dessins à l’Encre de Chine et à la bière, dont celui ci. Un jour, Guillaume est venu me voir, il voulait offrir un de mes dessins à sa fille. Alors bon, comme parfois lorsque je suis émue, je ne trouve pas bien les mots. Mais ça m’a beaucoup émue. Pour pleins de raisons. Sans doute un peu à cause de son père à lui, que j’aimais beaucoup aussi, sans doute parce que j’aime beaucoup Guillaume, sans doute parce tout ça fait beaucoup de sentiments de transmission et d’histoires de dessin, tout le monde dessine dans cette histoire. On a parlé textures et on a eu un mal fou tous les deux à trouver le dessin et c’était drôle à la fois, après on a ri et bu des bières. C’était bien.

    Ce dessin vit donc depuis avec Zélie, ça me fait beaucoup sourire et me rend les yeux humides un peu aussi. Je pense à son grand père que j’aimais beaucoup je les aime tous ils sont formidables. Je vais faire chialer tout le monde avec mes conneries c’est malin. Bref, merci beaucoup.

    Sex Bone ©PeggyAnnMourot
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