• Atelier,  Peggy Ann Mourot,  Textes

    Les choses reprennent le sens qu’elles perdent parfois

    Recevoir dans mon atelier une dame qui apprécie et suit mon travail, accompagnée de sa fille et de ses petits enfants à qui elle voulait présenter « Peggy, qui a fait ce dessin qui est chez moi ». Leur montrer mon travail, voir les yeux briller, les questions fuser, la nuit tomber, comme le temps a passé. Les voilà encapuchonnés, il pleut, des « Grand merci Peggy » résonnent dans le couloir.

    Alors les choses reprennent le sens qu’elles perdent parfois, qu’il m’arrive de perdre de vue du moins. Je crois à nouveau, encore, que j’ai raison de poursuivre, que je peux peut-être rendre le monde un peu plus beau, de toute façon je ne vois pas d’autre issue. Calme retrouvé, encre retrouvée.

    Comme souvent, j’ai envie de montagne, de roche, de neige, alors j’essaie de peindre mon envie.

    ©PeggyAnnMourot
  • Peggy Ann Mourot,  Peintures,  Textes,  WIP

    Justify

    Je n’ai à me justifier auprès de personne de qui je suis, ce que je peins, ce que je lis, ce que j’écoute.
    L’Art est pour moi un espace de liberté totale où l’on peut susciter toutes les émotions possibles y compris la colère, le désespoir, et bien d’autres réjouissances. L’humain est parfois vil, bien plus souvent qu’à son tour et qu’il ne le croit lui même, et la vie me semble souvent être un combat de titans contre nos propres démons. L’Art peut de fait en être le reflet. La beauté n’est rien sans la présence du gouffre. Alors…tout ce qui ressemble à une pensée unique, à une pureté idéologique quelconque, me fera toujours fuir. Pour moi tout est lié, ce que j’écoute ce que je lis ce que j’aime qui je suis ce qui coule dans mes veines se retrouve dans mes dessins. Et rien n’est dissociable. Toute perception ou interprétation autre serait une erreur.
    Et un détail, parce que comme dans la vie (oui ma phrase se termine bien ainsi).

    ©PeggyAnnMourot
  • Atelier,  La vie à côté,  Peggy Ann Mourot,  Peintures,  Photographies,  Textes

    Le ciel était gris comme mes yeux et le monde s’est reflété dans mon Enfer.

    Le ciel au dessus de mon atelier se reflétant dans Inferno

  • La vie à côté,  Music,  Peggy Ann Mourot,  Photographies,  Publications,  Textes,  Videos

    Archives. The Early Years.

    I/III
    1990. J’ai 17 ans.

    J’écris dans des carnets, ma tête et mon sang bouillonnent, je n’arrive pas à canaliser tout ça, je me demande ce que je vais faire de ma vie, j’essaie de survivre à celle ci, je n’aime pas tellement les gens, je m’ennuie très souvent, et il y a aussi des choses lumineuses. J’ai rencontré l’année précédente un garçon avec lequel je ferai un bout de chemin et un peu le début de ma vie. The Early Years comme je les appelle. Il avait un sacré caractère, moi aussi, nous passâmes quelques années tumultueuses mais pas tout le temps. Cela restera pour toujours mon premier amoureux. Bref. C’est long comme histoire mais tout ça pour dire qu’un beau jour de 1990 j’ai chanté pour la première fois des mots que j’avais écrits. Et puis d’autres. Et puis bref on a enregistré des morceaux. C’était la merveilleuse époque où on envoyait des cassettes aux labels après avoir fait des pochettes à la main à la photocopieuse et au letraset sans oublier de lécher les timbres. Le siècle dernier quoi. On prenait des photos on faisait des montages c’était bien. Bref. Pour illustrer tout ça, une photo de l’époque donc, et le son de ma voix qui va avec.
    Photography : Pale Lights, Perpignan, France, April 1991.
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
    II/III
    1991. J’ai 18 ans.

    Nous montons à Paris. Les disquaires, les librairies, les concerts, les cimetières et bien sûr Notre-Dame. Nous sommes fascinés par la pierre les statues les gargouilles. Nous sommes certes un peu prévisibles, mais sincères. Au détour de la cathédrale, un coupe de touristes japonais nous observe en souriant. Ils finissent par venir nous demander si cela nous dérange d’être pris en photo. La dame me montre ma toque, visiblement nous les intriguons. Nous nous prêtons au jeu et la dame agrippera mon bras pour une dernière photo avec elle. Puis je noterai mon adresse dans son petit carnet. Quelques semaines plus tard, ô joie, nous recevrons effectivement une très jolie enveloppe du pays du soleil levant avec des photos protégées par un délicat papier à lettre, le tout emballé dans du papier de soie avec une jolie légende. J’ai bien évidemment conservé tout ça précieusement, les trésors de la vie.
    Et puis il y aura une chanson sur Notre-Dame de Paris. La seule en français. Marc composera plusieurs morceaux sur Notre-Dame. Nous étions fascinés par une vieille dame qui jouait régulièrement de l’orgue de Barbarie dans les rues de Montpellier, ceci expliquant cela aussi. Le siècle dernier donc.
    *j’ai dissimulé la dame et Marc par égard*
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
    III/III
    On ne peut pas toujours trouver les mots pour tout, on ne peut pas gagner à chaque fois.
    Alors j’ai mis quelques morceaux sur une playlist, sorti quelques photos, et je vais refermer la boîte jusqu’à la prochaine fois. Pour ceux qui en voudraient un peu plus et bien vous me direz.
    LAND
    Voice, Programming, Keyboards, Bass, Tape ~ Marc Piskic
    Voice, Keyboards ~ Peggy Ann Mourot
    Acoustic Guitar, Electric Guitar, Keyboards ~ Olivier Albarracin
    Photography : Me by Marc, France, April 1992.
    ©PeggyAnnMourot
    ©LAND & PeggyAnnMourot
    Peggy Ann Mourot on YouTube

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